On ne photographie pas le vent

On ne photographie pas le vent est une petite forme autour de la  photographie, du regard, de l’attention au monde, des images, réelles ou mentales. Il y a un lecteur et un violoncelliste improvisateur, et puis quelques pupitres où prendront place des images. On y entend des textes et de la musique, on y voit des photos, jusqu’au moment où il n’y en a plus. Alors on est amené soi même à  en imaginer d’autres, dans sa tête, sur la voix qui raconte et l’instrument qui chante.             

Durée 1h20

« Vous faites une photographie parce que vous avez vu quelque chose qui vous a attiré l’œil, qui vous a parlé, comme on dit, mais sans rien vous dire de très précis, sans que vous mettiez des mots sur le message que vous avez reçu. Sur ce message, fugace, énigmatique, vous n’avez mis que l’image que vous avez capturée. Et c’est fini.

Eh bien non, ça n’est pas fini. Plus tard, un jour, en voyant cette photographie, voici que des pensées vous viennent, ou des souvenirs, des poèmes, des envies de raconter, bref, des mots ; des mots qui n’étaient pas  là lorsque vous avez pris cette photo mais qui ne seraient pas venus si vous ne l’aviez pas prise, puis ensuite regardée. »